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LE BONHEUR

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LE BONHEUR

Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite. Le bonheur est dans le pré, cours-y vite. Il va filer. Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer. Dans l'ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite, dans l'ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer. Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite, sur les cornes du bélier, cours-y vite. Il va filer. Sur le flot du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite, sur le flot du sourcelet, cours-y vite. Il va filer. De pommier en cerisier, cours-y vite, cours-y vite, de pommier en cerisier, cours-y vite. Il va filer. Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite, saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filé!
Paul Fort

Coucou mes amis me voilà de retour...!

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LA FEMME QUI BOIT

Ne vous moquez jamais
De la femme qui boit !
D'ailleurs, elle ne boit pas,
Elle s'éponge le coeur
Pour tenter d'adoucir
Des blessures anciennes
Dont elle n'a souvenir
Que par bribes incertaines.

Si elle boit toute seule
C'est qu'elle s'est fabriquée
Une prison sans murs
Ni barreaux, ni fenêtres
Dont la porte est fermée
A double et triple tour
Et dont elle ne sait plus
Où elle a mis la clef.

Des heures durant elle boit,
De la bière au whisky
Du whisky à la bière
Elle se remplit d'alcool
Sans le moindre plaisir
Pour connaître l'ivresse
Qui seule peut effacer
La laideur de sa vie.

Quand l'alcool lui aura
Donné de fausses ailes
De fausses raisons de vivre
Et de fausses espérances
Elle remplira de larmes
Son verre déjà vide
Et se saoulera de pleurs
Ce vin au goût salé.

Après s'être enivrée

ADIEUX DE L'HOTESSE ARABE

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Victor HUGO (1802-1885) 
(Recueil : Les orientales)
Adieux de l'hôtesse arabe Puisque rien ne t'arrête en cet heureux pays,
Ni l'ombre du palmier, ni le jaune maïs,
Ni le repos, ni l'abondance,
Ni de voir à ta voix battre le jeune sein
De nos soeurs, dont, les soirs, le tournoyant essaim
Couronne un coteau de sa danse,

Adieu, voyageur blanc ! J'ai sellé de ma main,
De peur qu'il ne te jette aux pierres du chemin,
Ton cheval à l'oeil intrépide ;
Ses pieds fouillent le sol, sa croupe est belle à voir,
Ferme, ronde et luisante ainsi qu'un rocher noir
Que polit une onde rapide.

Tu marches donc sans cesse ! Oh ! que n'es-tu de ceux
Qui donnent pour limite à leurs pieds paresseux
Leur toit de branches ou de toiles !
Qui, rêveurs, sans en faire, écoutent les récits,
Et souhaitent, le soir, devant leur porte assis,
De s'en aller dans les étoiles !

Si tu l'avais voulu, peut-être une de nous,
Ô jeune homme, eût aimé te servir à genoux
Dans nos huttes toujours ouvertes ;
El…
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JOLI CONTE AFRICAIN...!

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Bakoudouba la tourterelle
Kolitkoto ! Kolitkoto ! Kolitkoto ! J’ai une fille à marier ! J’ai une fille à marier !  Ainsi chantait tous les jours Bakoudouba la tourterelle.  - Et que demande-tu comme dot ? lui demanda Odro la Perdrix.  - Je donne ma fille à qui ramène sur la Terre Vrandjandja la pluie Mirage.  - Vrandjandja la pluie Fugitive ? s’écria la Perdrix. Vrandjandja qui coupe soudainement le chemin du voyageur, s’approche quand il vient, fuit quand il arrive, parfois le surprend par derrière , le poursuit, l’essouffle puis disparaît du ciel quand il atteint un village ? Je ne prétendrais jamais à la main de ta fille.  Et Odro s’en alla. Les autres animaux vinrent nombreux et tous impuissants repartirent la tête basse. Téré alla trouver la Mygale son oracle.  - Bakoudouba la tourterelle propose sa fille à celui qui ramène sur la terre Vrandjandja la pluie insaisissable, lui confia-t-il.   - Chevauche l’arc en ciel et coupe la route à Vrandjandja. Tu la captureras pour la ramener docile…

QUELQUES PÉTALES DE ROSES....!

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Carmen Toudonou Quelques pétales de roses – point d’orties De la tendresse, de la délicatesse L’école du respect Le prêche des adultes par l’exemple Moins de travail pénible, plus de joujoux Du pain et des livres C’est ce que je veux pour l’innocent

C’est ce que je veux pour chaque enfant. L'écrivaine béninoise Carmen Toudonou est née au début des années 80, et s'intéresse très tôt à la lecture puis à l'écriture. Elle publie en 2014 un premier roman, "Presqu'une vie" dont la thématique principale est l'éducation des petites filles en milieu rural. L'année suivante, elle confirme ce premier succès avec un recueil de poèmes "Noire Vénus''. Son travail d'écrivain est centré sur un questionnement profond sur le statut de la femme et de l'enfant dans un monde en mutations. Journaliste de radio et de télévision, elle travaille à la formation de la relève littéraire béninoise en tant que promotrice d'un concours littéraire à l'end…

LE RÊVE D'UN MONDE DE PAIX...!

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Nafissatou DiaJe rêve d'une terre ronde comme une orange que les enfants regarderont avec gourmandise. Qu'ils se souviennent encore longtemps que la grenade est un fruit délicieux. Je voudrais les voir grandir dans des villes où la peur n'aura pas droit de cité. Les voir se précipiter aux fenêtres pour guetter non plus les chars mais le marchand de glaces. Que les seuls grondements qui les assourdissent soit le fracas de la pluie et non plus celui des bombes ; puis de les voir tous sortir et sauter dans les flaques plutôt que sur des mines. Je rêve d'un monde de paix où les enfants resteront des enfants, curieux, gourmands, malicieux. Ce monde est possible et ce n'est pas qu'un rêve d'enfant...
Nafissatou Dia Diouf est une auteure Sénégalaise d’expression française. Elle est née le 11 septembre 1973 à Dakar dans une famille multiculturelle à la fois ancrée dans la société sénégalaise et ouverte sur le monde grâce aux lectures et aux voyages. Nafissatou est forte …